13 mai 2009

Échouer fait réfléchir. 18 ans que j'avais rêver de faire de l'art. Et tout, tout se brise, en quelques temps, quelques secondes.

Comment expliquer ce que je ressens quand je fais de l'art ?
Je suis seule, dans ma chambre, j'écoute souvent une musique d'ambiance, et mon inspiration je la puise dans les mots, les notes, les images, et dès que l'idée me vient à l'esprit, je remplis avec précipitation mon verre d'eau, je choisis mon pinceau, et je peins. Je peins, hors du monde, hors du temps et de l'espace, je n'existe plus, personne n'existe... je peins, en jetant mon pinceau plein d'élan et de beauté sur la toile, je noie mes sens, je vis, je vis enfin. C'est beau de mourir du monde. C'est une fuite qui m'est parfois difficile d'entreprendre, faute à la vie et ses nombreuses contraintes.

Mais comment peut-on me dérober mon rêve ? Vais-je devoir encore continuer à écouter ce que je sais déjà ?
Je voudrais mourir. Car ma vie, c'est l'art, et on m'a volé mon rêve. On me l'a volé, déchiré, exterminé. C'est ma deuxième raison de vivre, et on me vole l'espoir de vivre dans mon rêve. Je veux mourir, je veux qu'on m'oublie, je me hais d'avoir cru.
Bien entendu, j'ai toute la vie pour réussir ma vie. Mais pourquoi, pour une fois, mes rêves ne se réalisent pas ? Combien de temps ais-je perdu à courir vers une chose qui m'est maintenant inatteignable. Tout ce travail, tout cet épuisement pour arriver finalement au vide, quelle injustice.

Je pourri.
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# Postato martedì 14 luglio 2009 17:48

4 juin 2009

On s'enfuit vers un noir infini,
on se trouve entre l'infini petit
une ville, pas si loin, brille comme un champ de lucioles dorées,
on se trouve entre l'infini grandeur
d'un ciel pur où les étoiles se noient dans cet océan,
on s'engouffre devant l'univers, on s'enlace dans les rires du champ
on lève les mains vers le Royaume des cieux,
on laisse couler le sable pour créer son murmure,
les arbres dansent, les arbres chantent,
on se laisse couler, on fait partie intégrante du monde,
les tâches lumineuses forment des visages sur le nôtre.

(sans inspiration = textes pourris)
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# Postato martedì 14 luglio 2009 17:12

8 mars 2009

Quand sur la route, je suis bercée par le balancement, la douceur d'une nuit jamais exploitée derrière la vitre, dans un horizon infini d'arbres qui dorment hors du monde, des nuages fluides que font briller les étoiles, des taches de lumières qui courent sur une lignée dans le noir, cela me fait envoler quelque part ailleurs dans mon esprit, hors des contraintes, des obligations, des responsabilités, de l'avenir. De façon totalement imprévisible, des fantômes & des ombres reviennent qui ont été doux à une certaine époque et qui est une douleur à l'heure où je les pensais, sont revenus. Je me suis laissée transportés par des souvenirs lointains & finis, ne faisant plus aucune liaison de mon esprit au futur, regardant seulement les images silencieuses défiler, et écoutant seulement ces fantômes sans les réfuter, m'y envouter, sans vouloir les fuir.

Il est vrai que je devrais. Que ça peut ne me faire que du mal à penser ces moments d'intensité absolus en me rendant compte de ma propre réalité. Mais... j'ai voulu revivre ces soirs d'été, ces moments de quiétude & de beauté. Revoir juste quelques fois ces sourires, ces sensations, ces douces chaleurs qui brûlaient mon c½ur toute entier d'un bonheur incommensurable, sans avoir qu'en tête le présent où je me trouvais.

Tout ça vient par une succession, une simple sensation qui en rappelle une autre, ou même sans aucune raison particulière. J'essaie de vider ma tête de toutes ces choses, de me dire que tout cela est bel et bien fini et qu'il ne faut plus rappeler ces fantômes, mais au fond, ils font partie intégrante de mon existence, et je ne puis y échapper.
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# Postato martedì 17 marzo 2009 12:59

25 fév 2009

Je me suis enfermée moi-même dans un monde qui s'invente d'autres histoires, qui ne comprend pas ma propre vie. C'est pour ça que j'aime regarder des films, peindre, photographier, retoucher, dessiner, etc. Parce que c'est un monde qu'on imagine, qui nous est pas obligatoire. Mais plus j'invente ces mondes, plus je m'y enfonce, et plus ma vie disparaît dans la réalité. Mais c'est vrai que si je rentrais dans mes mondes de poneys roses et d'arcs-en-ciel alors je m'ennuierais vite. Je n'arriverai donc jamais à me satisfaire, dans n'importe quel endroit. Plus je fuis, plus j'ai peur, plus la vie m'engloutit, et moins j'arrive à me débrouiller pour refaire surface. Et plus je fuis, plus je m'habitue à fuir que ce soit dans l'art, dans le cinéma, dans la littérature, dans la musique, dans des rêves, enfin, dans un monde qui se créé lui-même.

Je me crois forte et intelligente, mais je ne suis qu'une fille stupide et faible, qui a perdu volontairement son courage qu'elle puisait envers Dieu. Je voudrais tant retrouver ces forces qui m'apportaient courage, sourire et victoires. Mais ça ne sert à rien de vivre dans le découragement, je le sais pertinemment mais je continue à vivre en fuyant et je ne sais ce qui m'empêche de m'arrêter. Je ne sais.

Tout était de plastique, de rêve en coton, de coups de crayons, d'imaginaire. Je le savais que c'était juste un autre monde qu'on avait créé avec nos propres mains. Mais on a continué à construire ce monde, jusqu'à qu'il forme un igloo et qu'il nous emporte avec lui. Il faudrait arracher quelques pages, et tout s'écroulerait. Il suffirait d'avoir la force et l'envie.
J'ai rien fait et j'ai laissé cette bulle de papiers et de rêves m'englober.

"Tu pourras y repenser quand tu seras moins fatiguée", mais Maman, je suis toujours fatiguée. Je suis fatiguée de vivre dans ces mondes que je ne veux plus.
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# Postato martedì 17 marzo 2009 12:58

10 fév 2009

Ô Doux souvenir que de penser à ton sourire, qui fait rugir mon coeur de désespoir. Nous sommes si déchirés par deux mondes bien trop loin. Une distance trop longue, et ton regard si froid, ta distance... Qu'est-ce que tout cela vaut maintenant ? Des miettes de papiers envolés, qui entrelacent dans le vent les ailes des hirondelles en plein vol. Qu'est-ce que ça a valu dans ton coeur autrefois ? Mystère et poésie.
Je ne sais. Je ris d'être devenue aussi folle. Folle d'amour, d'espoir, de désespoir, de poésie... de trop de sensibilité... d'humanité enfin !

"Jeunesse - âge de folie et de rêves, de poésie et de bêtise" Quel donc froid recul as-tu donc pris à ces concepts de beauté et de jeunesse ? C'était ce que tu étais. Je ne sais si tu l'es encore, jeune et plein d'amour. J'admire pourtant ta dureté, ta facilité : poète, tu ne l'est pas assez et moi je n'en suis que trop.

Qu'est-ce que l'amour aujourd'hui ? Sombre idiotie.
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# Postato sabato 21 febbraio 2009 04:44